

une démarche "culture et patrimoine" pour créer une dynamique culturelle
qui rende accessible des projets artistiques variés à un large public
MAI
Tout en construisant son propre modèle où arts, société et libération se croisent, le cabaret est l’exemple même du tiers lieu. Il impose une modernité intellectuelle, esthétique, politique, permettant à toute une génération de se rencontrer, d’échanger, de faire corps. Nulle surprise que par les œuvres et les textes que les artistes y interprètent, le cabaret soit le lieu de prises de position.
Progressivement dans les années 30, la montée des extrêmes devient sujet de préoccupation et de lutte : la musique de cabaret arbore alors les traits du militantisme frontal ou se fait l’écho des minorités oppressées. En même temps, la désillusion, entre espoir et déception, pointe, jusqu’à prendre une place de plus en plus grande.
C’est cette évolution du monde de la chanson aux confins du lyrique et du populaire, entrecoupée de pièces instrumentales symboliques de l’époque, que nous entendrons. Attentif à une mémoire européenne commune, le programme intègre également quelques inédits du monde du cabaret flamand et néerlandais et quelques arrangements originaux dans le style éclectique des années 1930, il se conclut par une pièce contemporaine du jeune compositeur ukrainien Aleksei Slatsnikov, mettant en regard les exils contraints d’hier avec ceux que l’Europe subit encore aujourd’hui.
avec Clara Orif, soprano, Alcide Menetrier, violon, Emma Gergely, violoncelle,
Nicolas Mizen, saxophone, Pierre Verneyre, clarinette & saxophone,
Thomas Tacquet, piano & Edouard Bouyé, lecture
